Le ton était grave ce lundi sur le plateau de l'émission américaine The View. Les co-animatrices Ana Navarro et Sara Haines ont lancé un appel pressant à la décence humaine. Le sénateur de Caroline du Sud, Lindsey Graham, est mort. Sur internet, la haine a éclaté rapidement. Plusieurs figures publiques et commentateurs politiques ont ouvertement célébré sa disparition.
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Subscribe Sekarang →Les attaques sont venues de tous les horizons politiques. Selon les informations rapportées, le vidéaste de gauche radicale Hasan Piker a qualifié le défunt de "monstre odieux et assoiffé de sang" dès dimanche. Du côté des médias indépendants, Ana Kasparian, coproductrice de The Young Turks, a réagi sur le réseau social X avec une formule lapidaire : "Bon débarras". Une expression identique a été partagée par le commentateur d'extrême droite Nick Fuentes.
Sur le plateau de l'émission d'ABC, la discussion a également porté sur l'évolution politique complexe de l'homme d'État. D'après Ana Navarro, il y avait deux facettes distinctes chez le sénateur. Elle a affirmé avoir le sentiment d'avoir enterré le premier Lindsey Graham au moment de la mort de son ami proche, le sénateur John McCain. Pour elle, le politicien s'est transformé de manière radicale après l'essor politique de Donald Trump.
La critique a été partagée par Sunny Hostin, une autre figure du programme. Celle-ci a cité le stratège politique Steve Schmidt, cofondateur du projet anti-Trump Lincoln Project. Selon ses propos, Schmidt a décrit le sénateur disparu comme un "homme solitaire et sans principes qui a trahi son pays pour le pouvoir et sa décence pour de l'attention". De son côté, le consultant Rick Wilson a suggéré que cette disparition représentait un certain "confort karmique" pour les détracteurs du sénateur.
Malgré les désaccords idéologiques profonds qui divisaient le pays, Sara Haines a insisté sur la nécessité de respecter le deuil des proches. Elle a rappelé que Lindsey Graham laissait derrière lui des personnes qui l'aimaient et qui souffraient aujourd'hui de sa perte. Pour elle, la politique ne doit pas effacer l'empathie face à la mort.